Singapour

Comme vous le savez peut être, obtenir les visas pour rester sur le sol balinais, c’est un tout petit peu compliqué. L’administration indonésienne n’a rien à envier à la française !

Ainsi, pour obtenir le précieux Graal nous permettant, en théorie, de rester 6 mois dans le pays, nous avons dû sortir du territoire et aller dans une agence singapourienne qui s’occupe ensuite d’obtenir votre visa moyennant la somme rondelette de 180 dollars locaux.

Bref, on ne va pas s’en plaindre non plus, c’était l’occasion d’un beau petit voyage.

Petit point de géographie d’abord (et si ça vous ennuie, descendez directement à la prochaine phrase en gras, avant les photos, pour le récit du weekend). Singapour, c’est ici :

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Cette cité est surnommée la Suisse d’Asie, elle a connu suite à son indépendance de la Malaisie un essor économique majeur, et devançait en 2009 la suisse, le Koweit et même le Qatar en termes de concentration de millionnaires (oui, oui, c’est comme ça qu’on dit ;-)).

Faut dire que c’était pas gagné. Au moment de l’indépendance en 1965, Singapour était plutôt connue pour ses problèmes socio-économiques (émeutes raciales, chômage massif, difficultés de logement et d’accès à l’eau) et disposait de peu de ressources naturelles. C’est devenu aujourd’hui l’un des pays les plus développés et les plus prospères du monde, en termes d’économie, d’éducation, de santé, de sécurité et d’urbanisme. La ville, cité souveraine, est un réduit chinois au cœur même du monde malais : la population est majoritairement composée de Chinois (74,3 %). De cette confrontation ethnique sont nés en partie les troubles qui ont accéléré son retrait de la  Malaisie.

Bref, du coup, comment ils ont fait leur compte ?

Pour faire court, elle est devenue un fabuleux paradis fiscal, et son économie repose sur les services bancaires et financiers (deuxième place financière d’Asie après le Japon), le commerce, la navigation (deuxième port du monde), le tourisme, les chantiers navals (quoi, on dit des navaux ?) et le raffinage du pétrole (troisième raffineur mondial).

Bon, et en tant que touriste comment ça se passe ?

La ville est remplie de malls et de jardins hyper verts ! Le tout relié par un système de métro très bien pensé, on est vite un peu partout et pour pas cher.

Cette ville est faite pour ceux qui aiment bien manger, avec des restaurants de partout ! On a ainsi découvert le principe des Food Courts, très prisés des locaux, genre de grands halls entourés de stands de nourriture. On y mange très bien et pour pas cher. (bon, désolée, la photo du plateau ne rend pas hommage au plat, mais croyez nous sur parole, c’était délicieux ! )

Nos premiers pas sur place nous ont conduits tout droit vers l’Aquarium (Ju n’est pas plongeur pour rien) sur l’île de Sentosa. Au fait, si vous cherchiez le Père Noël, il va bien merci. Il nourrit même les requins. Oh et quant aux Pokémons, dont les gens sont fadas ici, ils organisent des chasses géantes vers l’Aquarium. Bienvenue en Asie.

Cette île, Sentosa, est un lieu où ont été réunis une dizaine de parcs d’attractions et galeries commerciales : Legoland, Universal Studios, Avengers Park, etc…

On a ensuite pris un peu de hauteur pour voir la ville du haut du Singapore Flyer (plus haute grande roue du monde jusqu’en 2014). On a pu admirer les jardins, les milliers de conteneurs arrivants du large, les buildings et toutes ces grues d’une cité qui continue son expansion….

Après toutes ces émotions, quoi de mieux pour se remettre du voyage et des 15 km à pied de la journée qu’une bonne raclette savoyarde :

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Le lendemain, fort de cette nouvelle énergie fromagère, on s’est mis à visiter la ville. On a commencé par Orchard et ses malls. Véritable ville souterraine, quasi-systématiquement liée au métro, entièrement réfrigérée plus que climatisée, j’ai carrément fait l’acquisition d’un poncho tellement on se caillait !

Quelques quartiers sont vraiment supers à visiter. On a ainsi été complètement séduits par Chinatown :

Little India, bien vivant aussi, ambiance Bollywood garantie en plein Singapour : conviviale, animée et un poil désordonnée. Pour nous ça a aussi été l’occasion d’une Happy Hour sympa où on a rencontré deux expats américains dépités par l’élection de Trump. En plein Little India, ce genre de rencontre à un côté complètement incongru très plaisant.

Et Kampong Glam, le quartier malais de Singapour, celui qui nous a le plus plu. Hyper vivant, des graffitis magnifiques de partout, des façades très colorées, des balancelles dans la rue, une mosquée au dôme doré qui évoque forcément Aladdin. Bref du traditionnel, mêlé à de l’alternatif/créatif, un mélange qui fonctionne parfaitement !

Pour le côté plus « Nature », on est allé visiter les Gardens By the Bay. Un « jardin », genre de Central Park singapourien assez dingue, regroupant des tas d’espèces qui viennent du monde entier dont certaines sont extrêmement rares, et de gigantesques faux arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut ainsi que des dômes géants qui font office de serres ! On se croirait tout droit transportés dans le film Avatar !

De bien belles images et beaux souvenirs désormais ancrés dans nos mémoires, avant le retour sur notre belle île balinaise pour les fêtes de Noël.

See you soon,

L&J

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Dubaï : la Big Mosquee

Bon, en vrai, elle est à une heure de route, à Abu Dhabi; et elle s’appelle pas « Big Mosquée » mais Mosquée Cheikh Zayed.

C’est la seule mosquée d’Abu Dhabi ouverte aux non musulmans, pour pouvoir y entrer les femmes doivent revêtir une abaya si leur peau n’est pas suffisamment couverte, ce qui était mon cas, et donc: Tadaaaaaam:

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Seyant, non? Ce motif léopard aux couleurs chamarrées a déjà rentabilisé votre clic sur cet article et déjà vos zygomatiques commence à s’étirer en un sourire, je vous vois bien, bande de moqueurs!

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt, notre mosquée:

L’édifice en lui même est déjà d’une beauté à couper le souffle et d’une blancheur étincelante. Tellement étincelante que vous regretterez l’oubli de vos lunettes de soleil si, comme moi, vous n’avez pas de tête. C’est bien simple, j’avais le regard de Clint Eastwood dans le Bon, la Brute et le Truand, mais avec une robe à la Lady Gaga (quoique plus pudique), bref, le westen en prend un coup.

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Cette couleur vient des panneaux de marbre de Carrare, extrait en Italie, qui recouvre le bâtiment.

Cette mosquée fait plus de 22000m², c’est à dire qu’elle peut accueillir environ 40000 fidèles d’un coup. Elle est au neuvième rang mondiale en terme de taille. Autant vous dire que sans un guide pour vous expliquer ce que vous regardez, vous vous perdez vite dans la multitude de chose à voir!

Heureusement, un audioguide en français vous est gracieusement mis à disposition.

On a ainsi appris que la mosquée était le fruit de 12 années de travaux (1995-2007), et d’une collaboration international d’ingénieur/d’artisans et des quelques 2500 ouvriers qui y ont travaillé (sous 40°C quand même).

Vous avez vu tout ces dômes sur les photos? On en compte précisément 82. Le nombre de colonne est également impressionnant: 1048. Et enfin, il y a 4 minarets de 107m de hauteur.

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Mais allons donc voir l’intérieur:

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Ah non, arrêtons nous là un moment! Vous voyez la grande fleur sur la droite de la photo? celle avec des inscriptions rouge? Zoomons:

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On en trouve plusieurs dans la mosquée. Elles indiquent l’heure, les heures exactes des prières, la date du jour suivant notre calendrier, et suivant le calendrier musulman.

Je disais donc, entrons:

Nous sommes ici dans la salle de prière pour homme, salle principale de la mosquée.

Elle est décorée du plus grand lustre du monde. Ce lustre, pour vous donner une idée, est carrément équipé d’un escalier intérieur pour faciliter son nettoyage.

Une sensation « moelleuse » vous envahit en entrant: vous êtes sur le plus grand tapis du monde. Plus de 5500m² quand même, soit 50 tonnes, réalisé sur 12 mois par 1200 tisseuse iraniennes, et vous aurez beaux chercher, on ne distingue pas l’endroit ou on été assemblé les différentes parties…. on est loin d’Ikea. Tous les 2 mètres environ vous marchez sur un léger relief plus moelleux encore, il s’agit de repères pour que chacun puisse s’installer au bon endroit pour sa prière. Et oui, 40 000 fidèles, ça demande un peu d’organisation quand même!

J’espère que la visite vous aura autant plus qu’à nous.

Dans le prochain article on parlera de la principale attraction de Dubaï: les Mall!

See you soon!

LαJ

Le Temple d’Uluwatu

1ere visite de temple au sud de Bali

Levés à 6 heures pour se rendre à l’extrême Sud de Bali, avec notre chauffeur privé (alors oui, dis comme ça, ça fait très nobliaux, mais clairement, les chauffeurs privés a Bali, ils vous sauvent la vie! Déjà ici, il faut rouler à gauche, mais surtout avoir le cœur bien accroché! On vous fera une petit vidéo, c’est assez fou!).

Arrivés là-bas, clairement on n’est pas encore très frais, on s’est donc arrêtés prendre un café et Smoothie Bowl (comment ça elle est pas pertinente cette information?) dans ce qui c’est avéré être le paradis des surfeurs! Vue imprenable sur l’océan grâce à une terrasse dans le vide qui donne le vertige, on observe ces équilibristes des mers glisser sur les vagues, on se dit que c’est beau, que ça a l’air facile…Bref, ça donne envie, mais on verra ça plus tard!

Toetoe (Prononcez « Tou-Tou », notre chauffeur, le bien-nommé vu sa propension à jouer du Klaxon, comme la plupart des locaux ceci dit) nous prévient de la présence des singes au temple, il nous dit de laisser sacs, lunettes, etc dans la voiture car ici les singes volent! Mais pas pour rien, les singes troquent! « Je t’ai chouré tes lunettes, mais si t’as une banane je suis d’accord de les laisser tomber négligemment par terre avant de partir dans la jungle en poussant des cris machiavéliques informant la colonie que je tiens un pigeon! ». Bref, allez savoir pourquoi, nous on n’a pas vu de singes, même que du coup, on était un peu déçus!

On est arrivés au bord d’une falaise à pic, contre laquelle on entendait les vagues de l’océan se fracasser, là on a pu déambuler dans les vestiges de ce temple du XIeme siècle.

See you soon,

L&J